Sophrologie & Gestion des émotions

Sophrologie et Gestion des émotions | Alexandre BAUIN Sophrologue Praticien – le Blog

Colère ? Tristesse ? Anxiété ? Déception ? Frustration ? Impulsivité ? Tout cela mijote et s’accumule à l’intérieur de vous et vous ne savez pas comment surmonter efficacement ces difficultés ? Ce mois-ci je vous parle de la gestion des émotions et de ce que la Sophrologie peut vous apporter pour soulager votre quotidien. Que ce soit dans votre vie personnelle, universitaire ou professionnelle, la Sophrologie est peut-être « La solution » qui peut vous aider à avancer encore plus loin.

Les émotions dans tous leurs états

Du latin « motio », qui signifie « le mouvement ou action de se mouvoir », les émotions sont des phénomènes qui impliquent par définition de se mettre en action. Tout comme le « Stress » qui nous prépare à l’action pour fuir ou pour combattre un danger, cela se traduit par des réponses neurophysiologiques qui agissent sur le Corps : transpiration, mains moites, accélération du rythme cardio-respiratoire, …

Ces émotions proviennent de notre perception et/ou de notre interprétation des évènements présents autour de nous – dans notre environnement – mais aussi et surtout en nous, c’est-à-dire en lien avec nos pensées, nos souvenirs ou encore avec des images provoquant ces réactions émotionnelles.

Néanmoins ce qui rend bien souvent compliqué le fait de pouvoir gérer calmement nos émotions, résulte de l’interaction entre notre instinct de survie, notre centre émotionnel et notre lucidité. En effet, comme le Dr. MacLean l’avait montré, nous pouvons diviser notre cerveau en trois centres de gestion :

  • « Le cerveau reptilien » ou paléo-cortex (représenté par le cervelet et le tronc cérébral), correspond au cerveau le plus primitif par rapport à l’évolution de l’Etre Humain. Il assure alors les instincts et les reflexes basiques de survie de notre organisme tel que : manger, boire, se reproduire, fuir, la connaissance du plaisir et de la peur.
  • « Le cerveau mammifère » ou le système limbique (situé au centre de notre cerveau), est le siège de la mémoire et des émotions. Il contrôle le système nerveux autonome, notamment responsable de fonctions automatiques comme le digestion et le rythme cardio-respiratoire, mais c’est aussi le centre des effets euphorisants et addictifs, comme lors de la consommation de drogues ou d’antidépresseurs…
  • Le néocortex ou cortex qui recouvre le système limbique et représente 85% du volume cérébral, est le centre de l’intelligence et de la créativité. Scindé en deux hémisphères cérébraux, le côté gauche est associé à la pensée analytique et le côté droit à la pensée synthétique.

Bonnes ou Mauvaises émotions ?

Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises émotions, comme certains aiment généralement les classer en « émotions positives ou négatives », elles existent tout simplement et sont présentes en chacun de nous.

Cependant, que ce soit dans la vie quotidienne ou dans la vie professionnelle, nous essayons tous plus ou moins de contrôler nos émotions, par pudeur, par crainte d’un jugement ou tout simplement parce que ce n’est ni le lieu, ni le moment pour exprimer ce que l’on ressent au plus profond de nous. Or si vous passer votre temps à étouffer vos émotions, toute l’énergie mobilisée pour vous « mettre en action » – ne pouvant être libérée – sera stockée dans votre organisme. Vous connaissez peut-être l’expression « ce qui ne s’exprime pas s’imprime… » et c’est bien vrai : fatigues, tensions musculaires, oppressions respiratoires, hypertension artérielle, ulcères, dépression, … Tous ces symptômes peuvent être la conséquence d’émotions fortes non-exprimées et donc stockées dans votre schéma corporel. Pour améliorer votre qualité de vie et préserver ainsi votre capital santé, il est donc essentiel d’apprendre à exprimer ses émotions plutôt que de les réprimer.

La Gestion des émotions en 3 étapes

1- Identifier

Lorsque vous n’exprimer pas vos émotions, elles restent stockées à l’intérieur de vous et engendrent des tensions, de la fatigue, des maux de tête, … La première étape va donc consister à repérer les endroits du corps où se manifestent ces émotions, puis à identifier clairement celles qui sont responsables de ces tensions.

2- Exprimer 

  • Parler à quelqu’un pour se confier, se libérer de ce qui vous pèse, vous ralenti.
  • Ecrire ce que vous ressentez, comme pour mettre une réalité sur votre vécu.
  • Evacuer physiquement les tensions en pratiquant un sport, taper sur un coussin, chanter, crier, faire de la Sophrologie…

3- Communiquer

Communiquer avec la personne qui a fait naître les émotions qui vous dérangent. C’est peut-être l’étape la plus compliquée à effectuer, néanmoins les deux règles à respecter sont :

  • de vous assurer que la personne responsable soit prête à vous écouter,
  • et d’éviter  d’accuser et de rabaisser cette personne.

Apports de la Sophrologie

Etre à l’écoute de son Corps. C’est en effet la première étape en Sophrologie. Apprendre à se déconnecter et à se déconditionner des sources de stress environnant, tout en laissant de côté les pensées parasites, pour ainsi venir se concentrer sur vos sensations corporelles. Un peu comme pour se reconnecter avec soi-même, se recentrer et prendre ainsi conscience de ce qui se passe pour vous, ici et maintenant, dans votre « Corporalité ».

Concernant les émotions, il va alors s’agir de les identifier mais aussi de repérer : Comment et Où cela se manifeste-t-il au niveau du Corps ? Quelles sensations provoquent ces émotions pour vous ? Peut-être une chaleur intense au niveau du thorax ou du ventre, comme un volcan sur le point d’exploser ? Ou bien la sensation de ne plus avoir d’énergie, avec les jambes comme du coton ? … C’est ce que l’on appelle des Phénodescriptions en Sophrologie. Cela s’effectue en fin de séance et permet de mettre des mots et une réalité sur ce qui est vécu.

Le simple fait de prendre le temps de se poser et d’être attentif à vos sensations corporelles de manière Phénoménologique, c’est-à-dire sans jugements, sans analyses, juste observer et ressentir ce qui est là, permet déjà de mettre de la distance avec vos pensées, vos interprétations et donc de retrouver une certaine lucidité, ainsi qu’un état de calme et d’harmonie dans votre schéma corporel. Une fois repérées, les zones de tensions pourront alors être relâchées ou stimulées – notamment avec l’aide d’exercices dynamiques corporels et respiratoires. Avec une pratique régulière, vous serrez capable d’évacuer plus efficacement la fatigue et les tensions musculaires accumulées par le stress et les émotions qui perturbent votre quotidien.

Percevoir et redécouvrir notre environnement avec tous nos sens. Nous avons vu que les émotions naissaient de notre perception et de notre interprétation des évènements présents autour de nous, mais aussi en nous. Après la maîtrise et la détente du Corps avec les exercices de RD1 (Relaxation Dynamique du 1er degré, axée sur le Corps), la Sophrologie poursuit le travail avec son 2ème degré (RD2), qui inclut la redécouverte des canaux sensoriels  – la vue, l’ouïe, l’odorat, … – ainsi que la maîtrise du Mental et de nos capacités imaginatives illimitées.  Ce travail permettra par la suite de développer des techniques spécifiques utilisées notamment dans la préparation à des évènements anxiogènes, retrouver confiance en soi, ou encore pour gérer des phobies.

Entraînement Personnel Régulier Indispensable. J’insiste encore ici sur l’importance de la pratique personnelle et régulière de la Sophrologie, surtout si vous débutez sa pratique. Cela va non seulement vous permettre de recevoir tous ses bienfaits, mais aussi et surtout de développer vos propres ressources et vos capacités à gérer plus efficacement les difficultés rencontrées. Au fil des entraînements vous pourrez alors espacer vos pratiques et ainsi les utiliser en cas de besoin.

Se ressourcer en pleine Nature

Astuces Mieux-être & Santé | Se ressourcer en pleine Nature

Nouveauté sur Alexandre BAUIN – Sophrologue Praticien le blog :

En plus des articles mensuels sur la Sophrologie, vous retrouverez désormais des astuces « Mieux-être & Santé » pour optimiser votre qualité de vie et votre bien-être au quotidien. Je commence ce mois-ci avec les bienfaits de la Nature et des espaces verts pour vous ressourcer et faire une pause, prendre du recul loin de la routine et du stress, mais aussi et surtout pour prendre soin de vous.

Baisse de motivation ? Irritabilité ? Difficultés à trouver le sommeil ? La fatigue et le stress ont retrouvé votre quotidien ? La quiétude et le calme des vacances d’été peuvent alors vous sembler bien loin.

C’est donc le moment de profiter encore un peu de la douceur du soleil et des couleurs agréables de l’Automne, surtout si vous habitez en ville. En effet, bitume, travaux, pollution, ou autres nuisances citadines ne sont pas de tout repos pour votre organisme et votre Capital Santé. Il n’y a pas qu’en vacances qu’il faut prendre du temps pour soi, c’est tout au long de l’année ! Je vous l’accorde, savoir s’écouter et prendre soin de soi n’est pas chose facile, car nous sommes relativement vite emportés par la routine, le rythme de vie et les tracas du quotidien. Néanmoins, à plus ou moins long terme, c’est bien notre organisme qui nous rappelle à l’ordre. Alors n’hésitez plus et « mettez-vous au vert » au moins une fois dans la semaine.

Les bienfaits de la Nature et des Espaces verts sur notre Capital Santé

Santé Mentale : baisse du niveau de stress, des angoisses et des états dépressifs, sentiment d’apaisement en lien avec le végétal, meilleure gestion de la fatigue, évacuation plus efficace des émotions négatives en lien avec des personnes toxiques et/ou des situations anxiogènes.

Santé Physique : pratiquer une activité physique en pleine nature participe à lutter contre la sédentarité, mais aussi et surtout contre les maladies cardiovasculaires.

Santé Globale et Mieux-être : sentiment de Bien-être général, se sentir en meilleure forme, moins d’exposition à la pollution et aux nuisances sonores des villes, améliore l’estime et la confiance en soi, développement personnel, meilleure créativité, …

Quelques exemples d’activités pour se Ressourcer en pleine Nature

Randonnées et Marches Méditatives dans les parcs urbains : Profitez de ce moment de calme et de détente pour apprécier le paysage avec tous vos sens. Tout en marchant, relâchez au maximum tout ce qui peut l’être, débarrassez-vous des tensions et des pensées inutiles, effectuez quelques respirations calmes et profondes, … et Relax… Après cette marche, vous pouvez également faire une pause, assis sur un banc, afin de contempler et d’apprécier davantage le paysage naturel, comme pour ancrer et mémoriser chaque sensation agréable pour vous. Peut-être même pratiquer un brève séance de Sophrologie

Activités Physiques et Sportives modérées : vélo, course à pieds et marche nordique. Idéal pour allier le côté sportif à la détente en Nature, en rappelant au passage qu’il n’est pas nécessaire d’être essoufflé ou éreinté pour ressentir la détente après l’effort. En effet, lorsque vous pratiquez une activité physique et sportive, vous libérez naturellement de l’endorphine – hormone du bonheur, du plaisir – dès que vous atteignez 60% de vos capacités aérobies. Pour cela, vous devez être capable de parler pendant l’effort et de maintenir votre activité physique sur au moins 45 à 60 minutes.

Jardinage : profitez de l’Automne pour apprécier encore un peu des couleurs et des senteurs de votre jardin. Si vous ne disposez pas de jardin, il existe également de nombreuses variétés de plantes d’intérieur, afin d’avoir votre petit coin de Nature chez vous.

A vous de jouer !

  • Alexandre BAUIN – Sophrologue Praticien D.U.
  • Préparateur Physique, Mental et Nutritionnel
  • Sur RDV : 06 72 54 44 00 
  • Cabinet Paramédical 157, rue du Pont-levis 
  • 59118 Wambrechies (10 mins de Lille)
  • Interventions à domicile et en Entreprise
  • www.alexandrebauin-sophrologue.com

Sophrologie & Yoga

Sophrologie et Yoga | Alexandre BAUIN Sophrologue Praticien – le Blog

Vous connaissez certainement le Yoga, peut-être même vous l’avez déjà pratiqué dans une salle de sport ou une association, pour gérer votre stress et travailler votre souplesse. Néanmoins, peu de personnes connaissent réellement le Yoga sous sa forme authentique et traditionnelle né il y a plus de 5000 ans, avec ses concepts, ses mouvements philosophiques et sa compréhension de l’Etre Humain. C’est dans cette forme traditionnelle du Yoga que la Sophrologie puise ses origines, avec bien entendu un travail sur le Corps, le Mental et la Respiration, mais aussi et surtout avec ses valeurs et sa transmission du savoir, dans la maîtrise de soi et la quête de l’épanouissement personnel. Ce mois-ci, je vais donc vous montrer les liens entre le Yoga traditionnel et la Sophrologie, dont les champs d’applications cliniques ne cessent de progresser : gestion de la Douleur, suivi post-AVC, interventions SMUR et bien d’autres.

Le Yoga

De la racine « Yug », en terme sanskrit le Yoga se définit comme « ce qui unit ». Cette discipline multimillénaire issue du bassin de l’Indus – fleuve d’Asie qui aurait donné son nom à l’Inde – s’appuie notamment sur six systèmes philosophiques dont le « SAMKHYA » qui est considéré comme le doctrine du Savoir et de la Connaissance. Cette doctrine est une analyse méthodique et scientifique qui vise la compréhension de l’Etre Humain et de l’Univers.

Le Yoga s’est également construit autour de constatations simples et universelles :

  • Le souhait de tout être humain d’échapper aux limitations.
  • La quête permanente du bonheur, jamais totalement satisfaite par les « savoirs, les avoirs et les pouvoirs ».
  • La notion de conflit interne entre sensations, pensées et émotions.
  • La mise en jeu de trois propriétés : l’Inertie (TAMAS), le Dynamisme (RAJAS) et l’Equilibre (SATTVA).

Par un ensemble de techniques de réintégration et d’union, le Yoga propose ainsi à l’être humain de se découvrir expérimentalement afin d’accéder à « l’Unité », à « sa vraie Nature » et donc à l’accomplissement de Soi.

Les différents types de Yoga

Il existe autant de formes de Yoga traditionnels qu’il existe de Maîtres qu’ils l’enseignent. Néanmoins en voici quelques exemples :

Le Karma Yoga (yoga de la vie et de l’action désintéressée), le Bhakti Yoga (yoga de la dévotion et de l’amour), le Jnana Yoga (yoga de la connaissance et du savoir), le Yoga Nidra (yoga du sommeil), ou encore pour les plus connus le Asthanga Yoga et le Hatha Yoga.

Le Yoga et Caycedo : Liens avec la Sophrologie

C’est essentiellement le Hatha Yoga qui va inspirer Alfonso Caycedo dans l’élaboration des bases de la Sophrologie, notamment pour construire le premier degré de sa Relaxation Dynamique (RD1) et développer ses techniques pour maîtriser le corps, les pensées et les émotions. Ces bases fondamentales vont permettre – entre autres – de gérer la Douleur, le Stress et améliorer la Qualité de Vie au quotidien.

« Ha » (Soleil) et « Tha » (Lune), Hatha signifie également « effort obstiné », le Hatha Yoga vise l’Equilibre et l’Harmonisation de ces deux énergies – masculine et féminine – présentes en chacun de nous. Caycedo va essentiellement retenir du Hatha Yoga :

  1. Yama = la maîtrise de Soi, être en accord avec le monde et soi-même.
  2. Asanas = Postures, parfait équilibre physique par le contrôle du corps.
  3. Pranayama = la Respiration, contrôle du souffle, de l’énergie vitale.
  4. Dharana = la Concentration.
  5. Dhyana = Méditation Contemplative issue du Yoga Bouddhiste.

Ce qui va marquer profondément Caycedo dans le Yoga est surtout l’importance du Corps, aussi bien pour notre capacité à le maîtriser, que pour développer davantage de CONSCIENCE par le Corps. En effet, le Yoga vise « l’éveil » à d’autres plans de conscience, avec la notion de « présence » et de « lâcher-prise ». Néanmoins Caycedo observe également les contraintes du Yoga liées au maintient de postures prolongées, surtout pour des personnes présentant des difficultés de mobilité et des troubles articulaires. Il décide alors d’adapter les exercices et les postures au monde Occidental, en préférant notamment la posture assis sur une chaise et préservant ainsi les genoux, les hanches et le dos des patients qu’il accompagne. L’Adaptabilité va donc également faire partie des bases fondamentales de la Sophrologie pour que tout le monde puisse en recevoir les bienfaits.

Une pratique régulière pour plus d’autonomie et de bienfaits

La Science et le monde de la Santé ne cessent de prouver les bienfaits des approches holistiques  et naturelles – telle que la Sophrologie Clinique – en complément des traitements médicaux traditionnels. Ces approches « Corps-Esprit » constituent l’évolution des soins en Médecine, considérant ainsi davantage le patient dans sa globalité : c’est-à-dire avec ses pensées, ses sensations et ses émotions. L’avantage de la Sophrologie est qu’elle dispose non seulement d’un large ensemble de techniques, qui s’adaptent à chacun et pour de nombreux champs d’applications, mais aussi et surtout, elle transmet l’autonomie pour optimiser votre qualité de vie au quotidien.

Comme un enfant qui apprend à marcher, c’est la pratique régulière qui va lui permettre d’avancer tout seul. Bien sûr il y aura des chutes et des échecs, mais qu’est-ce que la marche si ce n’est une succession de déséquilibres nécessaires pour avancer…

La pratique régulière de la Sophrologie a donc trois objectifs :

  1. Maîtriser les techniques apprises afin de mieux vous les approprier.
  2. Développer des automatismes et une meilleure autonomie, pour affronter plus efficacement les difficultés rencontrées.
  3. Prendre davantage de recul sur ce qui se passe pour vous, en passant d’une vie qui peut être stéréotypée à une vie pleinement vécue.

Applications de la Sophrologie Clinique :

  • Gestion de la Douleur : Fibromyalgie, Arthrose, Polyarthrite Rhumatoïde, …
  • Suivi post-AVC, accompagnement Sclérose en Plaque (SEP), …
  • Suivi post-Infarctus, Hypertension Artérielle (HTA), …
  • Accompagnement et Qualité de Vie : Cancers, Dépression, fin de vie, …
  • Gestion du Stress et des émotions, Fatigues et troubles du Sommeil
  • Préparation à l’Accouchement, Opérations Chirurgicales, …
  • Gestion du Comportement Alimentaire, …
  • et bien d’autres…

Hypercontrôle et Lâcher-prise

Laissez l’hypercontrôle et découvrez le lâcher-prise avec la Sophrologie | Alexandre BAUIN Sophrologue Praticien – le Blog.

Obstination ? Impulsivité ? Tendance à vouloir tout contrôler ? Difficultés à gérer les critiques et les échecs rencontrés ? Et vous avez du mal à faire une pause et à décompresser ? En cette période estivale, c’est donc le moment de prendre davantage de recul sur votre situation et peut-être même de vous remettre en question. Ce mois-ci, je vous parle de la notion du « lâcher-prise » et de l’aide précieuse que la Sophrologie peut vous apporter pour évacuer la pression et vous épanouir dans votre vie quotidienne.

Le Lâcher-prise

C’est d’abord accueillir le fait de ne pas pouvoir tout contrôler dans la vie : la météo, les accidents, les imprévus, vieillir, le comportement de personnes toxiques, … Tous ces petits tracas peuvent peser sur votre quotidien, mais aussi et surtout sur votre capital santé : stress, ruminations négatives, irritabilité, trouble du sommeil, ulcères, hypertension, … Un peu comme le ferait « une cocotte-minute sans soupape », si vous ne laissez pas la pression s’échapper, cela finira par exploser d’une façon ou d’une autre.

Mais attention, cela ne veut pas dire pour autant se laisser aller et ne rien faire pour changer une situation qui vous déplait, une situation qui vous paraît difficile à gérer, une situation qui vous semble injuste malgré tous vos efforts. Il s’agit alors d’agir plutôt que de réagir. Cela implique de prendre le temps de la réflexion, sans se laisser emporter par nos pensées parasites et nos émotions négatives – qui aboutissent inexorablement à des comportements inadaptés face à la situation rencontrée.

Il y a toujours plusieurs chemins pour arriver à une destination, mais parfois il est nécessaire de prendre plus de hauteurs, plus de recul, pour les apercevoir. Aborder une difficulté avec un nouveau regard, une posture différente, vous permettra de prendre davantage conscience des autres possibilités qui s’offrent à vous et ainsi de choisir au mieux le parcours qui vous semble le plus adapter pour continuer l’aventure et vous éviter bien des regrets.

Le lâcher-prise c’est donc aussi une capacité à prendre du recul pour développer un point de vue plus optimiste sur votre situation, afin de pouvoir trouver de nouvelles stratégies pour gérer au mieux ce qui vous fait obstacle pour avancer.

Tout cela aboutit à l’essence même du lâcher-prise :  accueillir ce qui est là, être dans « l’ici et maintenant », mais surtout d’en avoir pleinement conscience, afin d’éviter de rester tourné vers ce qui s’est déjà passé ou ce qui pourrait éventuellement se produire. Car en effet, comme le dit très bien l’écrivain Gilles Farcet : « Quoi que mon mental prétende, je me trouve là où sont mes pieds. »

Le lâcher-prise c’est être pleinement vivant dans l’instant présent tout en laissant passer les pensées parasites, pour vous permettre d’accéder à ce qui vous est essentiel. Un peu comme si vous pouviez faire un arrêt sur image, en observant tout simplement ce qui est là autour de vous, mais aussi en vous. Vous pouvez d’ailleurs vous poser la question : Qu’est-ce qui m’est essentiel dans ma vie, ici et maintenant ? Une fois cette prise de conscience réalisée, vous pourrez accepter l’abandon de tout contrôler, l’abandon d’une direction sans issue ou tout simplement d’une pensée parasite. Cet abandon est surtout un engagement de s’abandonner à la Vie, comme le fait en toute confiance un enfant dans les bras de ses parents.

Bien sûr le lâcher-prise n’est pas chose facile et n’est pas non plus permanent une fois atteint, notamment parce que nous devons tous composer avec les hauts et les bas présents dans notre quotidien. Néanmoins, même dans l’obscurité la plus profonde, il y a toujours une lueur qui finit par se dévoiler…

Hypercontrôle ? Difficultés à lâcher prise ? Pourquoi ?

1- Peur de perdre le contrôle :  peur d’être jugé et de ne pas être aimé

Cela peut être lié à un manque de Confiance en Soi et une difficulté à s’ouvrir aux autres en rapport avec de mauvaises expériences passées, généralement au cours de l’enfance et/ou de l’adolescence. Prendre conscience de vos limites et de vos capacités personnelles, avec vos qualités et vos défauts, peut vous aider à réaliser de petits défis que vous pensiez jusqu’alors irréalisables. Il s’agira dans tous les cas de « faire de son mieux » tout en laissant de côté « les mauvaises langues » – qui ne font que projeter leur propre réalité et leurs frustrations sur vous.

2- Peur de l’inconnu

Courant chez les anxieux, nous avons très souvent tendance à développer des ruminations négatives, à anticiper ce qui pourrait se passer en imaginant parfois le pire : « et si …, et si … » La recherche d’informations – qui fait partie des stratégies de « coping » dans la gestion du Stress et de l’Anxiété – peut vous être utile pour vous décider à tenter l’expérience.

3- Le Perfectionnisme et l’Ego : « Moi je »

Trait de personnalité qui entretient l’anxiété et l’hypercontrôle. Il s’agira de prendre conscience que, bien que nous soyons tous différents, nous faisons tous partis d’un même ensemble :  l’Humanité. Arrêter de prendre le « Moi » comme référence n’enlèvera en rien votre authenticité, bien au contraire, vous en prendrez même davantage conscience tout en étant soulagé de la pression qui pouvait peser sur vos épaules.

4- Vider ses aprioris et ses jugements

« Pour remplir une tasse qui est déjà pleine, il faut d’abord pouvoir la vider… » Nous sommes tous plus ou moins formatés avec notre éducation, nos croyances et nos références. Plus ces aprioris seront ancrés en vous, plus il sera difficile de les vider pour acquérir de nouvelles connaissances et développer un nouveau point de vue plus éclairé. Bien souvent, ce sont les épreuves de la vie qui nous font prendre du recul et réaliser qu’il est nécessaire d’agir pour changer ce qui est là. Tout nouvel apprentissage demande toujours du temps pour être acquis et maîtrisé, néanmoins il n’est jamais trop tard pour apprendre…

Comment développer le lâcher-prise avec l’aide de la Sophrologie ?

Apprendre à « faire une Pause » et à se détendre dans « l’ici et maintenant »

La Sophrologie va d’abord vous faire prendre conscience de votre Respiration et de votre « Corporalité », notamment en ressentant les différentes zones de tensions et de relâchement présentes dans votre Schéma Corporel. Même si vous n’arrivez pas à tout relâcher la première fois, le plus important est de prendre conscience de ce qui est là en vous : tensions, pensées, émotions, tout cela sans jugements ni analyses, juste observer et ressentir ce qui est là. Plus les blocages seront résistants, plus il faudra du temps pour les débloquer. Néanmoins si vous pensez être prêt(e) pour faire l’expérience, cela peut aller relativement vite pour ressentir les premiers bienfaits.

Apprendre à laisser passer les pensées parasites et les émotions négatives

Afin d’enrayer « la spirale du Stress et de l’Anxiété » – ce que je ressens, ce que je pense, ce que je fais – il est essentiel de revenir au Corps et à la Respiration. Les exercices et les techniques spécifiques du 1er degré de la Relaxation Dynamique (RD1), pourront alors vous aider à libérer les tensions accumulées ainsi qu’à mettre plus de distances avec vos émotions négatives et vos pensées parasites. Une fois le corps et l’esprit maîtrisés, vous pourrez aussi vous initier à la méditation – troisième degré en Sophrologie (RD3) – sans crainte d’être dérangé par vos pensées et vos émotions.

Apprendre à ne pas juger et à respecter

Lorsque vous pratiquez régulièrement la Sophrologie, vous apprenez à observer et à ressentir ce qui est là, sans jugement, sans analyse, prendre tout simplement conscience des sensations et des phénomènes présents dans l’ici et maintenant. Il s’agit de Phénoménologie, qui est l’une des bases fondamentales de la Sophrologie, c’est-à-dire décrire et ressentir avec la suspension du jugement. Mettre son jugement entre parenthèses « l’époké » – peut vous aider à développer davantage de respect envers les personnes qui vous entourent, envers vous-même, ainsi qu’envers la vie qui vous a été offerte.

Développer son authenticité, ses valeurs et de nouvelles compétences

Le premier cycle fondamental de la Sophrologie – créé par le Pr. Alfonso Caycedo – avec ses 4 premiers degrés (RD1 à RD4), constitue déjà un bon entraînement personnel pour prendre conscience du potentiel et des ressources dont vous disposez déjà en vous. Parfois il faut juste un déclic, une phrase, une sensation, une personne bienveillante, pour vous aider à soulager votre fardeau et écarter les difficultés qui vous empêchent d’avancer sur votre chemin. Bien entendu la Sophrologie n’est pas la seule approche qui peut vous apporter les moyens pour vous sentir mieux et découvrir le lâcher-prise. Néanmoins elle constitue un formidable outil pour acquérir de nouvelles compétences comportementales en matière de développement personnel et de maîtrise de Soi. Sa pratique régulière vous permettra de gérer plus efficacement les obstacles rencontrés, en développant notamment une « Philosophie de Vie » positive et un profond sentiment de « Mieux-Etre » et de « Mieux-Vivre » au quotidien.

  • Alexandre Bauin – Sophrologue Praticien D.U. / 06 72 54 44 00
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Sophrologie et Sclérose en Plaque

Mieux vivre la Sclérose en Plaque avec la Sophrologie

Première cause de handicap sévère non traumatique qui touche essentiellement les trentenaires, la Sclérose en Plaque concerne près de 80 000 personnes en France. Bien qu’actuellement aucun traitement ne peut encore guérir une Sclérose en Plaque, les progrès ne cessent d’avancer avec notamment une approche globale et pluridisciplinaire de la maladie. Ce mois-ci, je vais donc vous montrer l’aide précieuse que la Sophrologie peut apporter pour « mieux vivre » la Sclérose en Plaque au quotidien.

Qu’est-ce que la SEP ?

La Sclérose en Plaque (SEP) est – au même titre que la polyarthrite rhumatoïde ou le diabète de type 1 – une maladie auto-immune qui va s’attaquer ici au système nerveux central (SNC) de l’individu et plus particulièrement à sa myéline. On parle alors de maladie neurodégénérative. Cette myéline est une substance qui forme une sorte de gaine protectrice autour des nerfs, afin notamment d’isoler mais aussi d’optimiser la transmission de l’influx nerveux. Dans une SEP, la destruction des cellules de myéline va créer des lésions sous forme de « plaque » dispersées dans le SNC – qui contient le cerveau, le bulbe rachidien et la moelle épinière avec ses nerfs. Selon leur localisation et leur importance, ces lésions vont plus ou moins endommager la transmission de l’influx nerveux et engendrer ainsi différents symptômes d’une personne à l’autre, pouvant aller jusqu’au handicap. C’est une « maladie des jeunes adultes », puisqu’en effet l’apparition de la SEP se déclenche essentiellement entre 20 et 40 ans, avec une majorité de femmes (66%) dans les personnes atteintes. Néanmoins, cette maladie peut survenir à tout âge de la vie.

Symptômes, Causes et Diagnostic

Les symptômes de la SEP peuvent varier d’une personne à l’autre, car ils vont principalement dépendre de la localisation des lésions ainsi  que de leur importance. Voici néanmoins quelques symptômes pouvant se manifester et se développer :

  • Troubles de la vision
  • Troubles cognitifs, mémoire, attention, …
  • Troubles moteurs, faiblesses musculaires, déséquilibre
  • Perte de sensibilité, fourmillement, engourdissement
  • Troubles de l’humeur, fatigue, dépression
  • Douleurs avec sensations de décharges électriques à différents endroits du corps
  • Troubles digestifs, constipations, …

Actuellement la cause de la SEP n’a toujours pas été clairement identifiée, mais on sait que ses origines sont multifactorielles, avec une part de prédisposition génétique (dans 30% des cas) et de facteurs environnementaux – notamment avec le rôle de certaines infections (virus et bactéries), le manque de vitamines D (pas assez d’ensoleillement) ou encore le tabagisme.

Le diagnostic d’une SEP est souvent long à poser et doit se faire avec beaucoup de prudence, car les symptômes présentés peuvent aussi dépendre d’autres maladies. Pour confirmer une SEP, il faut généralement attendre la survenue de deux épisodes de poussées de la maladie, ou avoir constaté une évolution progressive des symptômes sur une période de six mois.

Evolution, Traitements et Prise en charge

La SEP peut avoir plusieurs formes, notamment en raison des différents symptômes qui varient d’une personne à l’autre, de l’évolution de la maladie, ainsi que de son impact sur la qualité de vie de l’individu.  Néanmoins, la maladie évolue par poussées (85% des cas) ou de manière progressive. Dans les deux cas, les séquelles peuvent aboutir à l’apparition d’un handicap pouvant s’aggraver avec une perte d’autonomie et forcer ainsi la personne à se déplacer en fauteuil roulant.

Actuellement, il n’existe encore aucun traitement pour guérir d’une Sclérose en Plaque, mais de très nets progrès ont été réalisés pour réduire les symptômes et prévenir les poussées de la maladie. Les traitements vont donc essentiellement consister à :

  • Soulager les  symptômes
  • Réduire la fréquence, la durée et l’intensité des poussées
  • Eviter les complications liées à l’immobilité
  • Apporter une aide pour la Qualité de Vie

La prise en charge doit donc être pluridisciplinaire en complément du suivi médical avec neurologue et médecin traitant, incluant notamment kinésithérapeute, neuropsychologue et sophrologue.

Apports de la Sophrologie

Gestion du Stress et de Emotions / Confiance et Estime de Soi / Mieux-être

Accompagnement pour un handicap qui peut au début ne pas se voir. En effet, étant généralement jugé selon notre apparence, tant que l’individu n’est pas dans un fauteuil roulant « tout va bien »… Cela peut d’ailleurs aussi se rencontrer dans certains suivis post-AVC, où les séquelles ne sont pas forcément visibles physiquement. L’incompréhension de la plupart des gens envers un handicap qui peut ne pas se voir, peut engendrer une source de Stress, un sentiment de mal-être ou de mise à l’écart chez la personne atteinte.

De plus, les réactions face au Stress peuvent amplifier les symptômes de la maladie, avec notamment des réponses neurobiologiques inadaptées pouvant affecter le système immunitaire et endocrinien. La Sophrologie est donc une aide précieuse dans cette maladie auto-immune, avec la transmission de puissants outils en matière de gestion du Stress et des émotions, de maîtrise de soi et de développement personnel. Sa pratique régulière permet d’acquérir une conscience plus harmonieuse de notre schéma corporel et une philosophie de vie positive, laissant alors de côté tout ce qui peut nuire à notre bien-être et venir ainsi se concentrer sur l’essentiel.

Gestion de la Douleur / Accompagnement aux Traitements / Qualité de Vie

Gestion des poussées, meilleur acceptation des traitements et des effets secondaires. Bien que les traitements soient en nette progression avec une prise en charge globale plus confortable et pus efficace, la Sophrologie peut apporter son aide dans la phase de récupération après les poussées de la maladie, avec une meilleure gestion de la fatigue et de la douleur, ainsi qu’un accompagnement dans le déroulement des traitements et une gestion des effets secondaires.

Aide au traitement des troubles cognitifs qui apparaissent souvent dès le début de la maladie, avec notamment des troubles de la concentration et de la mémoire, ainsi que la difficulté à réaliser certaines tâches du quotidien. Ce qui peut vite poser problème aussi bien dans la vie personnelle que professionnelle. Des techniques spécifiques comme les « Sophro-Mnésies » ou encore « l’Objet Neutre », participeront à réduire ces troubles de la mémoire et de la concentration, ainsi qu’entretenir les capacités mentales et cognitives de l’individu.

Redéploiement Existentiel / Développement Personnel

La Sclérose en Plaque est une maladie qui peut être difficile à gérer d’autant plus qu’elle apparaît principalement pour des jeunes adultes avec des projets de vie personnels et professionnels en pleine construction. La Sophrologie va alors permettre de venir vous recentrer sur vous-même, en développant davantage de sensations agréables, votre capacité à vous sentir bien et prendre pleinement conscience de vos valeurs qui vous définissent et vous tiennent à cœur. C’est une prise de recul qui s’offre à vous pour développer un nouveau regard sur votre situation – avec ou sans handicap – mieux s’adapter face aux difficultés rencontrées et ainsi pouvoir envisager l’avenir avec plus de « Confiance, d’Harmonie et d’Espoir » pour continuer à avancer vers la notion de « Mieux-Etre » et du « Mieux-Vivre » au quotidien.

Méditation & Sophrologie

La médecine « corps-esprit » pour une prise en charge globale du patient

Que ce soit pour réunir différents praticiens de santé afin d’échanger autour d’un même cas clinique, ou tout simplement pour prendre davantage en compte la manière d’exister du patient dans son mode de vie – « sa manière d’être présent au monde » – la prise en charge doit être pluridisciplinaire et globale. C’est l’objectif de la médecine « corps-esprit », comme l’évoque très bien le Dr. Christophe André, psychiatre et ambassadeur de « la Méditation Pleine Conscience ». Ce mois-ci je vous propose alors de vous montrer le lien entre la Sophrologie et la Méditation, ainsi que son importance dans la prise en charge globale du patient.

Retour aux sources de la Sophrologie

Avant d’évoquer la Méditation, il faut d’abord rappeler ici que lorsque la Sophrologie a été créée dans les années 1960 par le neuropsychiatre Alfonso Caycedo, l’étude des différents états et niveaux de la Conscience Humaine était alors bien souvent assimilée avec des électrochocs et comas par insuline, sans parler des traitements médicamenteux faisant office de camisoles chimiques. Persuadé qu’il existait une approche plus humaine qui prenait en considération le patient dans sa globalité et avec toutes ses dimensions d’être humain – ses sensations corporelles, ses émotions, ses pensées, … – Caycedo voulait transmettre davantage d’autonomie à ses patients, pour qu’ils puissent ainsi retrouver une meilleure qualité de vie au quotidien et développer une conscience plus harmonieuse dans leur schéma corporel. Sa rencontre avec Ludwig Binswanger – psychiatre et créateur de l’analyse existentielle, qui est l’étude de la manière du patient « d’être présent au monde » – va largement influencer Alfonso Caycedo dans la construction de sa nouvelle approche avec ses patients.

Soucieux de présenter sa méthode comme une nouvelle discipline médicale à part entière, Afonso Caycedo marque sa rupture avec les méthodes traditionnelles de soins et remplace notamment l’Hypnose par la Sophrologie, avec ses concepts scientifiques, sa méthodologie spécifique et surtout avec ses quatre principes fondamentaux :

  1. L’Action Positive qui repose sur le fait que « toute action positive dirigée vers la Conscience, se répercute de façon positive sur toutes les structures de l’Etre ».
  2. Le Schéma Corporel comme réalité vécue qui est au centre de la méthode et qui permet de souligner l’importance du Corps et de la perception de Soi,  d’avoir davantage conscience de son schéma corporel dans sa dimension physique (sa forme, son volume, sa position dans l’espace), mais aussi et surtout dans tout ce qui se rapporte au vécu du corps,  c’est-à-dire à travers nos émotions, nos pensées et nos sensations. Il s’agira alors de développer davantage de Conscience par le Corps, en vivant des sensations de manière Phénoménologique – c’est-à-dire sans jugement, sans analyse, juste observer et ressentir ce qui est là – et avec la pratique des différents degrés de la Relaxation Dynamique (RD) présents dans sa méthode.
  3. La Réalité Objective qui consiste pour le sophrologue à « prendre en compte son état de conscience, celui de sont patient, ainsi que du rôle qu’il joue dans la relation qui s’établit avec ce patient, en rapport avec sa propre réalité personnelle et professionnelle », ceci afin de maintenir la qualité de « l’Alliance » qui s’est construite dans la relation d’aide.
  4. L’Adaptabilité qui consiste tout simplement à adapter au mieux la méthode avec ses techniques et ses exercices en fonction des patients et des cas cliniques rencontrés.

Les 3 premiers degrés de la Relaxation Dynamique de Caycedo

Dans la continuité de la dimension existentielle et donc d’accéder à un nouvel état d’Existence, un nouvel état de Conscience – tel que le font les moines tibétains en méditant – Caycedo va alors voyager en Inde, au Tibet et au Japon sur une durée de deux ans. Il va ainsi construire les trois premiers degrés de sa méthode par rapport aux enseignements qu’il a reçu du Yoga, du Bouddhisme et du Zen.

Le 1er degré (RD1)

  • Caycedo retient du Yoga les notions liées aux postures et à la respiration, qui permettent d’accéder à la maîtrise du Corps et de ses ressources insoupçonnées.
  • La Concentration, définit par la convergence de la Conscience vers un objet.
  • La RD1 est donc centrée sur la maîtrise du Corps.

Le 2ème degré (RD2)

  • Caycedo retient du Bouddhisme les capacités imaginatives illimitées de l’esprit, du mental, par rapport au corps qui est limité dans l’espace et le temps.
  • La Contemplation, définit par l’action de s’absorber dans l’observation attentive de quelque chose ou de quelqu’un.
  • La RD2 est donc centrée sur la maîtrise de l’Esprit.

Le 3ème degré (RD3)

  • Caycedo retient du Zen la posture « za zen », pour développer plus de clarté, plus de Conscience, mais l’adapte au monde Occidental en s’asseyant ainsi sur une chaise.
  • La Méditation, qui est définit par une pratique ou un état pour se relier profondément à l’instant présent, se dégager du mental, des pensées, des émotions et transformer en Conscience l’énergie qui allait dans la pensée.
  • La RD3 est donc centrée sur la rencontre « Corps-Esprit ».

Il s’agit donc là d’étapes logiques dans la construction d’une nouvelle façon de percevoir ce qui nous entoure et dans la maîtrise de Soi, pour accéder à un nouvel état d’Existence. D’abord maîtriser le Corps puis l’Esprit avant de pouvoir apprécier pleinement la Méditation et découvrir ainsi la rencontre « Corps-Esprit », c’est-à-dire l’unité qui englobe toutes les structures de l’Etre : ses dimensions corporelles, psychologiques, émotionnelles et comportementales.

Qu’est-ce que la Méditation « Pleine Conscience » ?

On dit souvent de la Méditation qu’il suffit de s’assoir et de ne penser à rien. Il est évident qu’il est impossible de penser à rien, nous ne sommes pas des machines qu’il suffit de débrancher pour éteindre les pensées. Par contre, il va s’agir d’apprendre à être à l’écoute de Soi et surtout d’apprendre à mettre de la distance avec nos pensées et nos émotions, les laisser passer sans réagir. Au début cela peut paraître difficile, surtout dans un monde où il faut tout, tout de suite et sans effort… Néanmoins et comme tout nouvel apprentissage, avec de l’entraînement rien n’est impossible, les véritables barrières qui vous empêchent d’avancer sont bien souvent celles que vous avez édifiées…

La « Mindfulness » traduite par « Plein Conscience », alors qu’il s’agit en fait de « Pleine Présence », s’est développée dans les année 1970 avec le psychologue Jack Kornfield et le Dr. en biologie moléculaire Jon Kabat-Zin, qui avaient pour but d’établir un protocole scientifique pour prouver les bienfaits de la Méditation sur la Santé physique et mentale, notamment chez les personnes dépressives. Des résultats ont ainsi fait leurs preuves dans les syndromes dépressifs, les troubles anxieux, les souffrances psychologiques liées aux maladies cancéreuses et dans certains cas de douleurs chroniques.

La Réussite de la Méditation Pleine Conscience et de la Sophrologie

Les bienfaits de la Méditation Pleine Conscience et de la Sophrologie, vont se répercuter sur l’ensemble du schéma corporel de l’individu, car elles prennent en compte le patient dans sa globalité et vont permettre :

  • de se reconnecter avec nos sensations corporelles et de prendre du temps pour Soi,
  • d’apprendre à mettre de la distance avec nos pensées parasites et les personnes toxiques,
  • d’apprendre à gérer notre Stress et nos émotions négatives,
  • de développer notre concentration, de gérer notre fatigue,
  • de construire une philosophie de vie positive et un nouvel état de Conscience.

Le succès de ces « approches cousines » va également se retrouver dans le fait qu’elles procurent un sentiment de « Mieux-Etre » profond à chaque nouvelle pratique, avec le développement d’un nouveau regard et d’un nouveau mode de vie plus serein, mais aussi et surtout en transmettant les moyens pour devenir autonome dans le domaine du développement personnel et de la maîtrise de Soi. Tout cela va donc jouer un rôle sur notre Capital Santé – en complément des suivis et traitements médicaux – avec une action préventive et éducative pour construire une nouvelle hygiène de vie, un « Mieux-Vivre » au quotidien et sur le long terme.

Sophrologie et Fibromyalgie

Mieux vivre la Fibromyalgie avec l’aide de la Sophrologie

Douleurs diffuses dans tout le corps ? Fatigue chronique ? Et pourtant rien de décelé aux analyses ? Vous souffrez peut-être sans le savoir de Fibromyalgie… Cette maladie qui touche essentiellement les femmes – 80% des fibromyalgiques – reste encore aujourd’hui mal comprise dans le milieu médical. Elle n’entraîne cependant pas de complications graves, mais peut être difficile à supporter et souvent très invalidante pour réaliser les tâches les plus simples de votre quotidien. La Fibromyalgie peut alors devenir synonyme de mal-être et de nuisance pour votre qualité de vie et votre bien-être. Ce mois-ci, je vais donc vous montrer comment la Sophrologie peut se révéler être un atout et une aide précieuse pour soulager votre quotidien et ainsi Mieux Vivre avec la Fibromyalgie.

Qu’est-ce que la Fibromyalgie ?

Longtemps ignorée et considérée à tort comme une sorte de symptôme psychosomatique ou pire, comme une nouvelle forme d’hystérie – notamment avec des réflexions du type « il n’y a rien, donc c’est dans la tête… » – la Fibromyalgie a finalement été reconnue comme maladie par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 1992. Malgré cela, la Fibromyalgie reste encore mal connue et mal comprise en rapport avec la difficulté à établir son diagnostic et à identifier clairement ses différents symptômes. Néanmoins, cette pathologie se manifeste principalement par des douleurs musculaires diffuses dans tout le corps, souvent associées à un état de fatigue chronique et des troubles du sommeil.

Causes et Diagnostic ?

Il semblerait qu’il y ait plusieurs origines possibles dans le déclenchement de la pathologie avec différents symptômes variables selon les individus, d’où la difficulté à établir un diagnostic précis de la Fibromyalgie. Dès lors, plusieurs hypothèses viennent étayer le tableau clinique avec des causes d’origines physiologiques, génétiques, biologiques, ou encore psychologiques et environnementales.

Anomalies physiologiques : la sensibilité à la douleur serait expliquée en rapport à un disfonctionnement de certaines zones du cerveau et à des anomalies dans la transmission des messages nerveux. Plusieurs études ont également montré la baisse du taux de certains neurotransmetteurs – comme la sérotonine – et des anomalies hormonales chez les personnes atteintes de Fibromyalgie. Plus récemment, des chercheurs – Dr. Frank Rice et Dr Philip Albrecht – ont également mis en évidence le lien entre les douleurs de la Fibromyalgie et un dysfonctionnement au niveau du « shunt » artério-veineux, avec notamment une accumulation d’acide lactique dans les muscles et les tissus profonds, ainsi qu’une hypersensibilité des nerfs qui envoient des messages erronés concernant la douleur.

Facteurs génétiques : prédispositions favorisant l’apparition d’une Fibromyalgie, surtout s’il y a déjà eu des antécédents familiaux.

Facteurs biologiques : le Stress, l’anxiété, la dépression ainsi qu’un manque de sommeil réparateur sont également des facteurs qui vont perturber votre métabolisme et favoriser l’apparition de la Fibromyalgie.

Facteurs psychologiques : les troubles anxieux et états dépressifs vont aussi créer des prédispositions pour développer une Fibromyalgie, surtout pour les personnes qui ont tendance à « tout conserver en soi », ou être dans « l’hyper-contrôle ». D’autre part, plus on est dépressif, plus on est sensible à la douleur, et plus on ressent la douleur, plus on développe des sensations et des pensées négatives. Cela peut vite engendrer un cercle vicieux, en amplifiant les symptômes ressentis, avec des douleurs parfois invalidantes et porter ainsi atteinte à votre qualité de vie au quotidien.

Autres facteurs : différentes pistes extérieures peuvent également participer à déclencher la Fibromyalgie

  • comme des agents infectieux (l’hépatite B ou C, la maladie de Lyme, …)
  • des traumatismes physiques (accidents de voitures, chocs au niveau des vertèbres cervicales, …)
  • des traumatismes psychologiques, chocs émotionnels (agressions sexuelles, violence, …)
  • et même la piste nutritionnelle peut accentuer les symptômes (allergies alimentaires, intolérances, …)

Quels Symptômes ?

Les symptômes sont variables selon les individus, néanmoins ce qui  identifie l’ensemble des personnes atteintes de Fibromyalgie est une Douleur diffuse – qui peut aussi bien toucher des points précis que tout le corps – et généralement associée à un état de Fatigue chronique et des troubles du Sommeil.

Concernant la douleur, elle peut d’abord se faire ressentir par des raideurs musculaires matinales au niveau du cou et des épaules, puis par la suite atteindre le dos et le thorax, pour enfin venir toucher les bras et les jambes de manière symétrique.

Certains facteurs peuvent accentuer ces douleurs comme des efforts musculaires, le froid, l’humidité, le Stress et les émotions négatives, le manque de sommeil, …

Le sommeil non réparateur – sensation de fatigue dès le réveil et qui dure toute la journée – va alors non seulement être un symptôme mais aussi un facteur déclenchant de la Fibromyalgie. Un état de fatigue chronique va donc se créer, pouvant accentuer les sensations douloureuses.

D’autres symptômes comme les maux de tête, le syndrome de l’intestin irritable, l’augmentation de l’acuité sensorielle (sensibilité aux bruits, aux odeurs, à la lumière, …) ou encore une baisse de la concentration, peuvent être associés à la Fibromyalgie.

Quels Traitements ?

Il est encore difficile de traiter la Fibromyalgie en raison du peu d’informations connue sur le fonctionnement de cette pathologie et de ses diverses origines possibles, mais également par rapport à l’ensemble des ses symptômes qui peuvent être associés à d’autres pathologies. Des traitements médicamenteux utilisés dans les cas de crises d’épilepsie et états dépressifs semblent pouvoir agir sur la Fibromyalgie. Néanmoins, plusieurs approches sont nécessaires pour traiter et gérer cette pathologie.

La prise en charge de la Fibromyalgie doit alors être pluridisciplinaire et englober toutes les dimensions du patient, c’est-à-dire avec ses caractéristiques physiques, psychologiques, émotionnelles et comportementales, ainsi que sa qualité de vie et ses ressentis au quotidien.

Actuellement, la Sophrologie fait partie des approches les plus efficaces pour gérer la Fibromyalgie avec notamment son action sur la gestion du Stress et des émotions, la gestion de la douleur, de la fatigue et du sommeil, son action sur la qualité de vie du patient, ainsi que sur la maîtrise de soi et le développement personnel.

La Sophrologie : aide précieuse pour soulager votre quotidien

D’abord pour « faire une Pause » dans votre quotidien et prendre du recul par rapport au contexte de la maladie, laissant ainsi momentanément de côté tout ce qui peut déranger, être comme dans une bulle de détente, bulle de protection. Puis peut-être prendre le temps d’accueillir ce qui est là, dans l’ici et maintenant, sans jugement, accueillir alors le « soulagement du diagnostic », savoir en effet qu’il y a vraiment quelque chose de présent et que l’on va tout mettre en place pour gérer cela avec confiance, calme et harmonie.

Gestion du Stress et des émotions : afin d’éviter d’amplifier les symptômes, la Sophrologie va progressivement vous permettre d’atténuer les tensions accumulées, de développer de nouvelles sensations agréables, tout en vous transmettant les compétences pour gérer au mieux votre quotidien et vous adapter ainsi plus efficacement face aux difficultés rencontrées.

Gestion de la Douleur : La sensibilité à la douleur sera d’abord atténuée avec la gestion du Stress et des émotions négatives, qui vont en effet accentuer les sensations désagréables. La perception de la douleur étant également très subjective et variable d’une personne à l’autre, différentes techniques spécifiques seront alors proposées, aussi bien pour détourner l’attention de la douleur que pour l’anesthésier, la drainer et l’évacuer. La « Vivance » du corps au repos et avoir conscience des différentes zones « qui vont bien », sans douleurs, seront très utiles pour améliorer votre quotidien.

Fatigue et Sommeil : Bien plus efficace qu’une simple relaxation allongée avec de la musique douce et des bougies, la Sophrologie dispose également de techniques spécifiques pour évacuer la fatigue et restaurer la qualité de votre sommeil. Le fait de savoir gérer son Stress et ses douleurs va aussi contribuer à être moins fatigué et participer ainsi  à optimiser votre sommeil.

Enfin, la Sophrologie peut aussi apporter son aide pour gérer les autres symptômes pouvant être associés à la Fibromyalgie, comme les maux de tête, l’augmentation de l’acuité sensorielle ou encore le syndrome de l’intestin irritable, sans parler de ce qu’elle peut vous offrir en matière de développement personnel et de qualité de vie.

Sophrologie, Confiance et Estime de Soi

Améliorer la confiance et l’estime de soi avec la Sophrologie

Timidité, difficultés à vous affirmer, sensibilité aux jugements et aux critiques d’autrui, peur du regard des autres et de l’échec, … Et si vous pouviez changer tout ça… Ce mois-ci je vous montre comment la Sophrologie peut vous aider à développer et à améliorer votre confiance et votre estime de soi, tout en cultivant votre bien-être et votre développement personnel.

L’Estime de Soi

Que ce soit dans le domaine de la Psychologie ou de manière plus générale, « l’Estime de Soi » se définit en rapport à un jugement ou à une évaluation qu’un individu se fait de « sa propre Valeur », c’est-à-dire un jugement sur nous-même, sur ce que l’on pense de soi.

Cette estime de soi va essentiellement reposer et se construire sur trois principes :

  1. L’Amour de Soi : qui  va dépendre en grande partie du « socle affectif » et de l’amour que notre entourage familial nous a donné dans notre enfance. Cela va nous permettre d’apprendre à se respecter et à écouter ses besoins.
  2. La Vision de Soi : C’est l’évaluation que l’on se fait de ses propres qualités et de ses propres défauts. L’important n’est donc pas la réalité des choses mais plutôt la conviction d’avoir ces qualités et ces défauts qui nous définissent personnellement. Cette vision sera alors plutôt positive ou négative – selon les individus – et nous permettra ainsi de croire ou non à notre potentiel et à nos capacités de réussites, nos capacités à faire des projets, à prendre des décisions, … Cette vision de soi va en partie dépendre du « socle relationnel » vécu au cours de notre adolescence, avec notamment le regard et le jugement d’autrui. Selon nos expériences, cela va influencer notre capacité à  s’ouvrir aux autres et à avoir confiance en soi.
  3. La Confiance en Soi : s’applique surtout à « nos Actes » plus qu’à « nos Valeurs », être confiant c’est être capable d’agir sans craintes excessives de l’échec ou d’être jugé, être capable d’agir de manière adéquate dans des situations importantes, « faire de son mieux. »

Ces trois principes de bases de l’estime de soi vont généralement entretenir des relations étroites et des liens d’interdépendances. L’amour de soi va ainsi faciliter une bonne vision de soi, qui à son tour va nous permettre d’agir avec un sentiment de confiance en soi.

Manque d’Estime de Soi

Un manque d’Estime de Soi peut avoir plusieurs origines, néanmoins en voici quelques manifestations :

  • Doutes sur nos capacités à être apprécié par les autres et être à la hauteur.
  • Manque d’audace et de persévérance dans nos choix, dépendance aux avis d’autrui et sensibilité aux jugements.
  • Abandonne facilement face aux difficultés et obstacles qui se présentent à soi.

L’Estime de Soi a besoin d’actes pour se développer et se maintenir. Une bonne estime de soi va faciliter la prise de décision puis l’action pour agir et plus on agit, plus on s’estime.

« Je suis content(e) de moi, je ne pensais pas que j’allais y arriver mais je l’ai fais. »

Attention toutefois, une Haute estime de soi aura aussi ses inconvénients :

  • Tendance à être dépendant aux succès, aux récompenses, aux flatteries.
  • Prise de risques souvent trop élevée, sans tenir compte des avis et critiques d’autrui.
  • Confusion entre persévérance et obstination, donc moins de lucidité dans nos choix.

Il faudra alors veiller à trouver un juste équilibre afin de bien vivre avec autrui mais aussi avec soi-même, savoir prendre le recul nécessaire et s’accepter avec nos qualités et nos défauts, qui font de nous un Etre unique et authentique.

Bonne Estime de Soi

Une bonne estime de soi peut se résumer avec deux aspects :

Le sentiment d’être Aimé et le sentiment d’être Compétent dans ce que l’on fait, avoir de la reconnaissance. Cela permet de ressentir une certaine sécurité intérieure, de s’affirmer dans ses besoins, dans ses choix et d’acquérir ainsi de nouvelles compétences pour maintenir ou faire progresser cette estime de soi.

S’épanouir sur le plan personnel peut aussi  participer à développer notre estime de soi, en pratiquant par exemple une passion, un sport, faire de la musique ou un art, de la méditation ou encore de la Sophrologie…

Travailler la Confiance et l’Estime de Soi avec la Sophrologie

Apprendre à mieux se connaître et croire en soi : la Sophrologie c’est tout d’abord apprendre à se reconnecter avec son corps, en retrouvant de bonnes sensations dans son schéma corporel. Détente musculaire, respiration tranquille, c’est aussi prendre du temps pour soi et se ressourcer loin du stress, prendre du recul et relativiser par rapport aux critiques stériles et personnes toxiques – qui la plupart du temps ne font que projeter leurs frustrations et leur réalité sur vous. La Sophrologie va également vous permettre un véritable redéploiement existentiel, en prenant davantage conscience de vos capacités à vous sentir bien, capacités à faire des projets et donc à reprendre confiance en vos actions, confiance en vous, avancer doucement mais sûrement et surtout à votre rythme.

Développer de nouvelles compétences : La Sophrologie va vous transmettre les moyens de développer votre « Maîtrise de Soi », en gérant notamment le Stress, les émotions et donc d’adapter au mieux votre comportement face aux difficultés rencontrées. Vous pourrez alors plus facilement gérer votre timidité, gérer votre trac pour parler en public, vaincre une phobie…

Travail sur le succès et la réussite, plutôt que sur l’échec. En effet, le travail sur le négatif n’a que très peu d’effet pour obtenir une victoire, c’est même tout le contraire… A force de répéter à un individu qu’il n’arrivera pas à le faire, ou qu’il n’a pas les compétences pour y arriver, tout ce que vous obtiendrez c’est le conditionner à l’échec ! Tout entraînement avec la Sophrologie respecte le principe de « l’Action Positive », afin d’obtenir des conditions favorables à la Réussite et aux succès des objectifs fixés.

La répétition et la progression sont également deux aspects importants dans un travail sur la Confiance et l’Estime de Soi. En effet, l’aisance vient de la répétition, il faudra donc veiller à pratiquer régulièrement la Sophrologie avec votre Sophrologue mais aussi et surtout par vous-même, afin de pouvoir maîtriser le contenu des séances et ainsi vous approprier les techniques apprises. La progression vers des objectifs réalisables vous redonnera pas à pas le sentiment d’évoluer dans votre confiance en vous et dans votre sentiment d’être compétent.

Développer plus de cohérence dans vos actions : Mettre en accord ce que l’on dit et ce que l’on fait est essentiel pour développer une relation de confiance, aussi bien avec autrui qu’avec soi-même. Savoir tenir sa parole c’est savoir respecter un engagement, avoir de la clarté dans ses choix et dans l’action. Pour cela la Sophrologie peut vous aider à développer plus de cohérence et de respect avec vous-même, améliorer votre rapport aux autres et vous aider à vous affirmer.

Enfin la Sophrologie dispose de techniques spécifiques pour développer la confiance et l’estime de soi, avec notamment l’utilisation d’Affirmation Positives, un Travail sur les Valeurs ou encore l’utilisation des différents cycles de la Relaxation Dynamique pour développer un puissant sentiment de Bien-être et d’Epanouissement Personnel.

 

Sophrologie, Grossesse et Accouchement

Vivre une grossesse et un accouchement en toute quiétude avec l’aide de la Sophrologie

Née dans les années 1960, la Sophrologie a commencé à se développer en France au cours des années 1980 avec notamment le domaine de « la Préparation Mentale » chez les sportifs de haut niveau, mais aussi et surtout avec « la Préparation à l’Accouchement » dans le champ clinique obstétrical. La Sophrologie va beaucoup plus loin qu’une simple méthode de relaxation ou de respiration, son approche globale – prenant en compte toutes les dimensions de l’Etre (physiques, mentales, émotionnelles et comportementales) – ainsi que les valeurs de l’Existence, vont s’inscrire dans la continuité de la formation à la préparation à l’accouchement, mais également dans l’accompagnement à la parentalité post-natale. Ce mois-ci je vais donc vous montrer l’aide précieuse que la Sophrologie peut vous apporter dès le début de votre grossesse.

L’accompagnement avec la Sophrologie : s’impliquer plutôt que de subir

Bien que les progrès – et les mentalités – ne cessent d’évoluer, il existe encore des craintes et des angoisses autour du phénomène de l’accouchement. L’accompagnement avec la Sophrologie va permettre à la femme, mais aussi au couple, de se réinvestir et de jouer un rôle actif aussi bien dans la préparation à l’accouchement, que pour accueillir la naissance d’un nouvel Etre, devenir parent et construire ainsi la famille avec confiance et sérénité.

La réussite de la Sophrologie dans ce domaine, mais aussi pour tout autre champ d’application, réside dans l’apprentissage de techniques simples et efficaces, ainsi que dans sa pratique régulière. Il sera alors nécessaire de commencer l’entraînement dès le début de la grossesse afin de pouvoir développer et appliquer les nouvelles compétences acquises avec la Sophrologie, aussi bien pour gérer le Stress et les inconforts liés à la grossesse, que pour faciliter le travail et la récupération pendant l’accouchement.

Une Grossesse sereine et pleinement vécue

La grossesse est une étape de la vie dans laquelle va s’opérer différentes transformations chez la femme enceinte, aussi bien sur le plan physique que mental mais également dans toutes les autres dimensions de son Etre. La Sophrologie va alors pouvoir apporter une aide précieuse, tant dans la gestion des inconforts liés à la grossesse que dans les aspects existentiels,  renforçant ainsi le lien de la mère avec son bébé, les valeurs de la famille et des Êtres qui lui sont chers.

Comme dans toutes autres thématiques, la Sophrologie va d’abord apporter les moyens de « se reconnecter à son corps » et de « prendre du recul » sur tout ce qui peut nuire à votre bien-être. Concernant la grossesse nous pouvons répartir les bienfaits de la Sophrologie par trimestre :

1 er trimestre

  • Prise de Conscience de ce qui se passe en Soi sans jugements, Relâchement du Corps
  • Gestion des premiers inconforts (nausées, vomissements, fatigue, sensibilité, …)
  • Mettre de la distance avec les Angoisses et le Stress, travail sur la Confiance en Soi
  • Acceptation progressive aux changements

2 ème trimestre

  • Vivance du Schéma Corporel et des premiers mouvements du bébé
  • Renforcer le lien « Mère-Enfant », Amour et Bienveillance
  • Prévention des risques et accompagnement au nouveau mode de vie
  • Commencer en douceur et en toute quiétude la préparation à l’accouchement

3 ème trimestre

  • Préparation à l’accouchement qui se rapproche, techniques spécifiques
  • Gestion de la douleur, Faciliter le Travail et la Récupération lors des contractions
  • Envisager l’accouchement avec tous les possibles (dont la césarienne)
  • Renforcement positif des capacités à se sentir bien, lenteur et lourdeur agréables
  • Renforcer la joie d’avoir un enfant et devenir parent, construction d’un projet de Vie

La Sophrologie, une aide précieuse pour Réussir son Accouchement

La grossesse peut très bien se dérouler et malgré tout voir un accouchement difficile. C’est bien là tout l’intérêt de commencer l’entraînement sophrologique le plus tôt possible, afin d’assimiler les apprentissages et de pouvoir ainsi les appliquer lors de l’accouchement. En effet, les femmes qui se sont entraînées avec la Sophrologie tout au long de leur grossesse et néanmoins ayant eu un accouchement difficile, ont de manière générale bien réussi à gérer les difficultés rencontrées, car elles avaient non seulement acquise les techniques pour gérer le Stress et la douleur, mais aussi car elles avaient envisagé positivement tous les possibles pour leur accouchement : « C’était difficile, mais au final ça s’est bien passé car mentalement je m’étais déjà vue dans cette situation. »

En ce qui concerne la gestion de la douleur, la Sophrologie n’est pas à considérer comme un obstacle ou une concurrente à la péridurale, mais bien comme un complément de soin antidouleur pendant l’accouchement, mais aussi pour les suites de couche.

Différentes techniques peuvent être appliquées lors de l’accouchement, comme « la Sophro Respiration Synchronique » et « la Plongée dans la Vague de la Contraction Utérine » – mise au point par le Dr. Patrick-André Chéné – afin de faciliter le travail pendant l’accouchement.

Enfin, les applications de la Sophrologie peuvent se poursuivre après la naissance du nouveau-né, non seulement pour vous accompagner à traverser les suites de couche plus sereinement (allaitement, baby blues, …) , mais aussi pour continuer à renforcer les liens parentaux avec l’enfant, construire son éducation, une famille et de nouveaux projets de vie en toute confiance et avec beaucoup de calme et d’harmonie.

 

La Sophrologie en Séances de Groupe

La Sophrologie en séances de groupe à petits prix

Venez découvrir ou redécouvrir la Sophrologie en séances de groupe à petits prix, selon une thématique particulière ou tout simplement pour apprendre à gérer votre stress et faire une pause dans votre quotidien avec des techniques simples et efficaces.

NBPour la prise en charge des remboursements de la Sophrologie en séances individuelles ou en groupe, renseignez-vous directement auprès de votre Mutuelle de Santé. 

Tarifs des séances : http://www.alexandrebauin-sophrologue.com

Créneaux horaires

Au cabinet paramédical 157, rue du Pont-Levis à Wambrechies (dans un cadre apaisant et loin du stress à seulement 10 minutes de Lille).

Jeudi midi : 12h30-13h30

Jeudi soir : 19h00-20h00 et 20h00-21h00

Vendredi : 19h30-20h30

(ou sur demande selon vos disponibilités)

Combien de personnes ?

Les séances de groupe peuvent commencer à partir de 3 personnes, donc n’hésitez pas à en parler autour de vous (famille, amis, collègues) afin de pratiquer la Sophrologie en toute confiance et dans une ambiance conviviale.

Rythme des séances

Le rythme des séances s’effectue en moyenne 1 à 2 fois/mois afin de mieux ressentir les effets de la Sophrologie et de vous laisser le temps de pratiquer par vous-même. Les thématiques abordées se réalisent sur des cycles de 6 à 8 séances. Néanmoins, vous pouvez toujours venir juste une fois pour tester la Sophrologie et « faire une PAUSE » dans votre quotidien.

Thématiques abordées

  • Gestion du Stress et de l’Anxiété
  • Fatigue et Sommeil
  • Gestion du Comportement Alimentaire
  • Arrêt du Tabac
  • Gestion de la Douleur
  • Confiance et Estime de Soi
  • Développement Personnel
  • Et bien d’autres…

Pour en Savoir +

Alexandre BAUIN Sophrologue Praticien D.U.
Cabinet Paramédical 157, rue du Pont-Levis
59118 Wambrechies
06 72 54 44 00
Mail : alexandre.bauin.sophrologue@gmail.com